antosaka

Vendredi 28 juillet 2006
Me voilà donc à Ôsaka pour un an, depuis vendredi 21. Tout va plutôt bien même si je suis d'humeur à me plaindre. J'ai eu le plaisir de retrouver dans l'avion Estelle, étudiante au même endroit comme moi, grâce à laquelle le voyage de douze heures a paru beaucoup plus court ; et, à la descente de l'avion, mon bon camarade Julien - pour la première fois depuis dix mois, sans qu'il n'y ait pour autant la moindre gêne entre nous !! Tout s'est passé comme NOBA m'avait informé que ça se passerait : une fois au terminal de bus d'Ôsaka, j'ai retrouvé Tanaka-san, l'employée de NOBA censée m'accueillir et  me guider jusqu'à mon logement. Julien et moi avons dit au revoir à Estelle, qui partait vers Kyôto (en espérant la revoir un de ces jours), puis nous avons suivi la Tanaka.

Le logement en question est un appartement de 40-50 mètres carrés, avec tout le confort moderne ; il y a le câble et Internet haut débit, payés d'après les colocs par une entité mystérieuse - qui n'est ni eux, ni la boîte... Mes colocs, donc : un Anglais et un Américain, sympas, là depuis 4-5 mois et ayant choisis les deux meilleures chambres - ce qui me laisse avec une chambre toute pourrie : pas de fenêtre, deux murs sur quatre occupés par des fusuma (des portes coulissantes), et située jusque à côté de la cuisine et du salon. Je n'oserais guère me plaindre si je ne payais pas pour ça 'xactement le même loyer que les deux autres... !
Les fusuma : c'est nul. Ça laisse passer : 1) la lumière 2) le bruit, tout en bloquant l'air ; c'est donc très efficace pour rendre un endroit normal pénible à habiter. D'autant que mon voisin anglais, bien que gentil comme tout, écoute très fort de la musique de daube. Pour l'instant, en fait, il y a pas mal de trucs énervants par ici ; j'ai notamment un mal fou à obtenir un téléphone portable, malgré le fait que je parle japonais, ce qui me laisse songeur quant aux difficultés que doivent rencontrer les étrangers non japonophones... Après être parvenu, grâce à l'aide de Julien et du coloc anglais, à m'enregistrer auprès de la mairie d'arondissement comme étranger résident, j'ai dû user mes chaussures pour réussir à ouvrir un compte en banque ; NOBA m'avait donné de mauvaises informations, ce qui a le don de me foutre en rogne. Et puis donc, aujourd'hui que j'avais un peu le temps, je me suis dit que j'allais finir par prendre mon abonnement de téléphone ; mais DoCoMo, la boîte que j'avais choisie pour diverses raisons, ne voulait pas me donner de contrat parce que je n'ai pas encore la carte d'étranger résident - que la mairie ne délivre qu'au bout de trois semaines. Par contre j'avais pris soin de faire établir une attestation de demande, justement pour qu'un cas de ce genre ne se produise pas ! Devant la charmante vendeuse DoCoMo qui se répandait en excuses, j'ai pensé très fort "Mais bordel grognasse, qu'est-ce qu'il a qui va pas mon papier *officiel*, établi par une mairie *officielle* exprès pour une situation comme ça ??", mais je me suis retenu... Heureusement que je ne sais pas dire "grognasse" en  japonais !

J'ai donc décidé d'aller voir chez la concurrence, et je me suis tourné vers un magasin qui s'occupait des deux autres sociétés, au et Vodafone. J'ai choisi au, comme pendant mon premier séjour. Et là, le contrat était rempli, le téléphone était choisi, cinquante coups de fil avaient été passés et le mec du magasin m'avait dit d'aller faire un tour le temps qu'ils finalisent le truc ; et quand je reviens, il me dit qu'il ne peuvent finalement pas établir le contrat parce que je devais encore des sous à la boîte - une somme que j'avais oubliée de payer en partant à la fin de mon premier séjour... Et que donc ça repousse tout à la semaine prochaine, le temps que je paye ma dette. C'est d'autant plus énervant que c'est de ma faute !!

Et puis il y a aussi le travail, mais j'en parlerai un autre jour...
Par Ant
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Samedi 29 juillet 2006
Ma première semaine complète à Ôsaka prendra fin demain, avec le premier vrai jour complet de boulot ; il fait suite à trois jours de training, de mardi à jeudi, un jour de relâche hier et une journée de travail aménagée (avec des plages de temps libre pour préparer les leçons) aujourd'hui. Demain c'est du sérieux ! Mais j'ai quand même donné quatre leçons aujourd'hui ; trois se sont plutôt bien passées. Il semblerait que ce boulot ne soit pas très difficile, et qu'on s'y habitue vite - c'est ce que tous mes collègues s'accordent à dire. Par ailleurs il y aurait beaucoup de choses crétines à raconter sur le sujet mais on verra ça plus tard.

Demain ma copine Kiyomi vient faire un tour à la grande ville, pour quelques jours. Je la retrouve dès la fin du travail, pour autant qu'elle ait bien compris le lieu du rendez-vous. Les fusuma de la chambre nous forceront à aller loger ailleurs, ce qui est scandaleux...
Par Ant
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Lundi 7 août 2006
D'abord pour annoncer que le site laposte.net est inaccessible depuis plusieurs jours, et que je ne peux donc pas voir mes mails ! Les gens qui veulent me téléphoner peuvent appeller genre demain mardi, vers 14:00-15:00 ou 20:00-21:00, sur le portable de Kiyomi. Sinon, il y a mon adresse chez yahoo.co.jp - nom d'utilisateur ant_frjp. Voilà.

Après une semaine consacrée au cherchage de chambre (avec au bas mot dix agents immobiliers rencontrés, trente appartements visités, et 10000 mensonges entendus), Kiyomi et moi nous sommes finalement décidés pour un trois pièces de 44 m², situé dans le quartier de Nagai ; ça m'éloigne un peu de mon lieu de travail, à Nanba, mais 1) le quartier est sympa, 2) il y a et des petits magasins rigolos et des supermarchés à proximité, 3) c'est direct en métro et 4) l'appart en lui-même est chouette ; de plus 5) il n'est pas cher, que ce soit au niveau du loyer ou des cautions (qui, au Japon, ne sont en général pas récupérées par le locataire). Et puis le nom de l'immeuble est tellement chouette : Vie Nouvelle !!! Sans parler du fait d'avoir des fenêtres, des murs et pas d'Anglo-saxons. Un agent immobilier concurrent, qui nous avait montré trois autres apparts dans le quartier mais à qui on avait dit qu'on allait finalement prendre celui-ci, a cherché à nous faire croire que oui, certes, il n'y avait pas de problèmes de sécurité dans le coin, mais qu'en fait *sauf* dans cet immeuble ; que son prix modéré s'expliquait par le fait que c'était quelque chose comme un repaire de yakuzas... Kiyomi et moi avons décidé de ranger ça avec les autres piles de mensonges que les agents immobiliers nous auront servis pendant ces sept jours.

Heureusement, par ailleurs, que Kiyomi était là. Je n'y serais jamais arrivé tout seul en aussi peu de temps, tellement c'est compliqué et casse-gueule ; voire je n'y serais pas arrivé du tout.  D'autant que j'ai quand même un boulot à côté. La demoiselle n'a vraiment pas épargné sa peine !

Les appartements à Ôsaka, et sans doute dans l'ensemble du Japon, se ressemblent énormément quand on reste dans la même catégorie de prix : mêmes murs et sols neufs ou semi-neufs, mêmes salles de bains & toilettes, mêmes blocs-cuisine ; outre la surface, seuls changent la disposition des pièces et la présence ou non de pièces en tatami. J'imagine que ça vient du fait que l'essentiel du parc immobilier du pays a été construit dans les trente dernières années ! Un critère qui semblait important aux yeux des agents (et un peu de Kiyomi), c'était l'aspect extérieur de l'immeuble ; "Vous verrez, l'immeuble a été refait à neuf, il est magnifique", nous disaient-ils. Mais tout ce qu'ils avaient à montrer se valait pour moi : même si l'appart est bien, l'extérieur est toujours aussi moche et aussi mal foutu. Ça m'a renforcé dans l'idée que les promoteurs immobiliers japonais sont des nases.

En tout cas je n'avais jamais eu affaire à des agents immobiliers jusque-là, donc je ne peux rien dire sur les Français ; mais Kiyomi et moi avons rencontré par ici pas mal de gars malhonnêtes. C'est difficile, de toute façon, de savoir si on peut faire confiance à un gars qui est là pour le commerce. Espérons que celui qu'on a choisi était du bon côté...

J'emménagerai dans une semaine, Kiyomi un peu plus tard. Je veux bien pendre la crémaillère si au moins dix personnes prennent l'avion de France !
Par Ant
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Samedi 12 août 2006
Le site laposte.net remarche, tout le monde est content.

Déjà, grande nouvelle : Kiyomi, contre toutes ses attentes, a réussi la première session de l'examen de fonctionnaire/professeur de dessin du département de Kumamoto ! Elle fait partie des six sélectionnés sur la cinquantaine-soixantaine de candidats qui s'étaient présentés ; ils en retiendront la moitié à l'issue de la deuxième session, qui se déroulera le 26 août. Alors, elle est pas cool ma copine ??

Sinon le travail se poursuit ; je parle avec mes collègues anglophones, notamment ceux qui habitent dans le même immeuble ; ils sont sympas, dommage qu'ils soient également si bruyants ! Je discute aussi avec plusieurs collègues français, certains à la boîte depuis deux ou trois ans. Globalement, les leçons succèdent aux leçons. Le rythme de boulot est très élevé ; quarante minutes de leçon, dix minutes de pause, quarante minutes de leçon, dix minutes de pause... Comme ça pendant près de huit heures pour les journées longues, à raison de huit leçons par jour. Je ne suis pas encore habitué : il y a quantité de trucs que je fais plus ou moins n'importe comment, en coupant au plus facile et en espérant que personne ne le remarque, et je prends encore beaucoup de temps avant ou après ma journée pour préparer les leçons qui m'attendent dans la journée ou le lendemain ; mais il y a du progrès. Je pense qu'une fois installé avec le confort moderne dans le nouvel appart avec Kiyomi, je commencerai à me sentir vraiment à l'aise.

En ce moment se déroule au Japon le tournoi national inter-lycées de base-ball, et il se trouve que le lycée du père de Kiyomi, le Kuma Kô, s'est qualifié pour la phase finale, qui se déroule intégralement dans un stade de la périphérie d'Ôsaka. Comme Monsieur est un grand fan de base-ball, sa femme et lui sont montés à la grande ville il y a deux jours ; Kiyomi et moi avions d'abord prévu de manger avec eux le soir, mais on s'est finalement fait entraîner à aller voir avec eux le match du lendemain matin. Et c'était super ! Je n'avais jamais vu de match de base-ball, et ne connaissais même pas les règles ; mais Kiyomi m'a tout expliqué et j'ai pu apprécier le spectacle. D'autant que Kuma Kô a gagné 6-4 (contre le lycée de Mie), ce qui ne gâche rien.

Enfin, devant la demande générale, voici quelques photos...




Ma chambre...



Même chambre, autre angle...



Vue du huitième étage...



Un match mémorable!
Par Ant
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Mercredi 16 août 2006
Il est 18:41, je rentre d'un après-midi passé à faire des trucs divers : acheter des shorts, envoyer une carte, acheter une brosse à vêtement. Je suis maintenant devant la télévision, qui retransmet un match de Kuma Kô, toujours dans le cadre de la compétition estivale de base-ball inter-lycée. Comme d'hab' ils gagnent. Hier a été une journée très productive ; j'ai pu récupérer ma carte d'étranger résident, ce qui m'a permis de prendre un portable DoCoMo dans la foulée... Enfin !! Enfin !!
Avant-hier, je suis allé avec mes voisins et colocs dans un karaoke, de 2:00 du matin jusqu'à 6:00. C'était repos le lendemain et la paye venait de tomber, donc mes camarades se sentaient d'humeur festive - apparemment ils sont systématiquement raides à cette période du mois, je ne sais pas comment ils se débrouillent... En tout cas, on s'est bien amusé entre jeunes.
Je n'ai toujours pas déménagé. Kiyomi étant rentrée chez elle jusqu'à fin août pour préparer sa deuxième session d'examens, il n'y a plus guère de raison de se presser, d'autant que mes colocs ont fait quelques progrès au niveau des nuisances sonores (aucune évolution, par contre, pour ce qui concerne le fait de laisser toutes les lumières allumées en permanence) ; mais surtout, si j'emménage maintenant, ce sera pour me retrouver dans un appart quasi-vide, sans frigo, sans télé et sans Internet.

Sinon le Japon est en vacances en ce moment, je crois ; il y a beaucoup, beaucoup de monde dans les rues commerçantes du centre ville, tout le monde cherchant à dépenser ses sous. Hier, jour anniversaire de la fin de la deuxième guerre mondiale en Asie, Koizumi est allé visiter le sanctuaire Yasukuni, au grand évervement des Chinois et des Coréens, mais avec le soutien (d'après mon portable) de 53% des Japonais... Qu'est-ce que je peux bien en dire, moi !

Bon, je suis maintenant depuis suffisamment de temps à NOBA pour commencer à comprendre des trucs ; et je m'aperçois qu'en fait, il s'agit d'une entreprise tournée vers le profit ! L'essentiel de l'enseignement se fait selon la méthode communicative, bien connue des étudiants de licence FLE : pas de métalangage, le recours à la langue de l'apprenant est banni, tout se fait dans la langue étudiée. Le professeur fait comprendre le vocabulaire inconnu à l'étudiant, même débutant, par des gestes, des mimiques, des dessins...  Le but est de se rapprocher le plus possible d'une situation de communication naturelle avec un natif.
Alors on en pense ce qu'on veut, de la méthode communicative ; comme tout elle a ses qualités et ses défauts, personnellement ça me semble un peu gros d'affirmer que des adultes peuvent apprendre une langue en passant par des situations proches de celles que peut rencontrer un enfant découvrant sa langue maternelle - parce que je crois que c'est de quelque chose de cet ordre qu'il s'agit, plutôt que de la réalité d'une immersion en pays étranger. Mais il me semble que derrière la décision initiale de NOBA de "faire une entreprise d'enseignement de langues étrangères en suivant la méthode communicative", il n'y a pas beaucoup de convictions d'ordre linguistique, mais avant tout des considérations économiques. Pour être prof à NOBA, il suffit de parler sa propre langue, la méthode d'enseignement rendant toute capacité en japonais inutile, puisqu'on n'est pas autorisé à y avoir recours ; et l'obligation de se conformer à des plans de leçon très stricts ne rend pas nécessaire une formation ou une expérience préalable dans l'enseignement. Cela évite à la boîte d'avoir à recruter des gens plus qualifiés, qu'il faudrait payer plus et à qui il faudrait donner de meilleures conditions de travail, et qui arriveraient en plus avec leurs propres méthodes de travail. De plus, cette rigidité dans les plans de leçon permet aux nouveaux arrivants d'être très vite opérationnels, ce qui compense un turn-over très élevé - notamment chez les Anglo-saxons, qui d'après ce que j'ai entendu ne restent pour la plupart pas plus d'un an... soit parce qu'ils rentrent chez eux, soit parce qu'ils trouvent du boulot ailleurs. Les profs choisissant de rester bénéficient de hausses de salaire et d'un plus grand nombre de jours de vacances, mais c'est limité (genre un jour de plus au bout d'un an d'ancienneté) ; le vrai avantage d'un boulot chez NOBA, c'est le visa. Les aspects médiocres des conditions de travail sont compensées par le fait d'habiter au Japon.
Une leçon normale se déroule de la façon suivante. Je m'installe dans le booth (une espèce de cabine dans laquelle se trouve un ordi, un machine de visio-conférence avec caméra et prise micro-casque et une tablette graphique) qui m'a été assigné, j'entre mon numéro d'employé et je regarde les leçons qui m'attendent : nombre d'élèves (jusqu'à 3), parcours des élèves et niveau. Il y a 6 niveaux ; l'essentiel des élèves en français est constitué de débutants complets, avec quand même une poignée d'étudiants de dernier niveau. Je choisis ensuite la leçon que je vais enseigner, en me basant sur le curiculum des élèves, les commentaires et recommandations des profs qui les ont eus précédemment, et sur les éventuelles remarques particulières ("étudiant susceptible", "ne progresse pas"...). Il y a douze leçons pour le niveau le plus bas, puis quarante-huit pour chacun des niveaux suivants. On est censé retenir ce que chaque leçon recouvre afin de pouvoir faire de bonnes recommandations - j'en suis loin! Pendant la leçon, il faut suivre un plan très strict, très minuté, découpé en sept phases : 1) Présentation des étudiants et du professeur, 2) Vérification des connaissances, 3) Mise en place du point de grammaire et du voc, 4) Exercice de prononciation, 5) Exercice d'écoute, 6) Application, 7) Finalisation - tout ça en quarante minutes. L'essentiel de ce que je dois dire est écrit dans une des fenêtres de l'ordi, qu'il faut faire défiler au fur et à mesure de l'avancement de la leçon ; questions à poser, gestes éventuels à faire pour aider à la compréhension, suggestions diverses... Juste avant de commencer, je sélectionne l'application que je ferai faire aux étudiants ; il y a plusieurs types (jeu de rôle, jeu de conversation, discussion...) et plusieurs grades de difficulté ; elles doivent permettre aux étudiants d'utiliser le point abordé dans la leçon ou les choses vues dans les leçons précédentes. C'est au cours de l'appli que le prof juge la performance des étudiants, décide si la leçon est réussie ou pas et remplit les commentaires. Il faut aller vite : les commentaires et notes (il y a cinq critères) doivent être enregistrés dans les deux minutes qui suivent la fin de la leçon, afin de permettre aux élèves de prendre s'ils le veulent une autre leçon dans la foulée, et donc au prof suivant de disposer de toutes les informations possibles.
L'une des difficultés est que les instructions de la troisième partie, celle servant à présenter et mettre en place le point de la leçon (notamment par le biais d'images), sont considérées comme obsolètes par la boîte car pas assez "communicatives". Il faut donc, en théorie, improviser autre chose. C'est pénible, d'autant que les autres langues ont toutes subi une mise à jour, ce qui facilite le travail des profs ; seul le français est en retard...
À part ça, c'est globalement très facile, comme travail ; il faut juste faire attention à gérer son temps et à s'adapter au niveau des étudiants, tout en étant toujours gentil et patient. Je suis naturellement gentil et patient, donc ça va.
L'écran de l'ordi est rempli de fenêtres diverses : en haut à gauche l'écran vidéo ; en dessous le contenu de la leçon ; en haut à droite le typing tool, l'outil permettant de taper du texte et de le montrer aux étudiants ; en dessous de celui-ci, la fenêtre contenant toutes les informations utiles en début de leçon, dans laquelle on entre commentaires et notes. F9 permet de basculer sur la tablette graphique. Dans le coin, tout en haut à droite, se trouvent les boutons servant à allumer et éteindre le micro, et à passer du mode caméra au mode affichage de texte/tablette graphique. C'est un beau bordel et je suis content d'avoir appris à me servir d'un ordi dès ma plus tendre enfance !

Voilà ce que je peux dire sur le travail aujourd'hui. Il y en aurait d'autres, hou là là! Mais je vais m'arrêter pour le moment. Depuis que j'ai commencé à écrire, Kuma Kô a eu le temps de se faire rattraper puis dépasser, et le Japon de battre le Yémen 2-0 - en foot cette fois ; j'en profite d'ailleurs pour annoncer que je suis ravi des résultats du FC Metz, troisième de Ligue 2 après quatre journées ! "Pires, sélection, Domenech, démission" !
Par Ant
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