Samedi 8 décembre 2007
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Week-end. Week-end après une semaine de travail bien majorée d'heures sups, ce fléau du Japon moderne, sur le dos desquelles
on peut plus ou moins mettre tous les problèmes actuels du pays : morts par surmenage, taux de nuptialité en baisse, chute de la natalité, harcèlement à l'école, et peut-être même nationalisme
latent en poussant un peu.
J'ai donc passé ce fameux test de japonais la semaine dernière, avec un enthousiasme mesuré. Au centre d'examen (la même
université que celle où j'avais passé le TOEIC), j'ai retrouvé quelques-uns de mes ex-collègues de NOBA, qui venaient passer qui le niveau 1 comme moi, qui le niveau 2... Y compris mon ancienne
chef. Contrairement à ce à quoi je m'attendais il n'y avait pas 99,9% d'Asiatiques (comprendre : de Chinois) passant le niveau 1 avec moi ; sur une salle de cent personnes, on était peut-être une
petite dizaine d'Occidentaux, perdus avec des Chinois donc, et puis j'avais aussi un Coréen à côté de moi (d'après le nom sur sa carte d'inscription), et il y avait aussi pas mal de gens des pays
d'Asie du Sud-Est.
C'était chiant ! Il y avait trois épreuves, séparées par une pause de vingt minutes et une d'une heure à peu près, et au début de chaque épreuve il fallait se retaper les mêmes explication
données par la même voix enregistrée : « Vous ne devez pas ouvrir votre sac... Vous ne devez pas parler avec votre voisin... Vous ne devez pas regarder la feuille de votre voisin... » – ou en
reprenant l'ordre à la Yoda de la phrase japonaise : « Parler avec votre voisin, vous ne devez pas... Regarder la feuille de votre voisin, vous ne devez pas... Ouvrir votre sac, vous ne devez
pas... ». Tout ça avec un système de cartons comme au foot – jaune pour un premier avertissement, rouge pour une expulsion. Et les pénaltys ? Et les hors-jeux ?
Malgré mon absence de travail pendant les derniers mois je pense quand même que bordel ils vont me le donner. Ce serait bien le comble après un an de cours
particuliers et la tonne de bouquins de révision que j'ai achetés à perte. Mais je ne saurai ça que courant février, car bien qu'il n'y ait qu'une seule session par an et que le principe soit le
même que pour le TOEIC (avec des cases à noircir sur une feuille et un ordinateur qui lit ça), il faut attendre plus de deux mois pour obtenir les
résultats. Incompréhensible, archaïque, nul.
Hier j'ai joué au foot pour la première fois depuis bien longtemps ; j'ai été très mauvais. Mercredi dernier Kiyomi et moi sommes allés voir The Go! Team, un groupe
anglais, pour un concert sympa mais bordélique. (バドミントンの) Pierru-kun apprendra avec intérêt que Ninja s'est mise à jouer de la batterie. Nouveau concert
jeudi prochain, cette fois avec les fabuleuses Pipettes.
Kiyomi va bien même si elle n'arrête pas de choper la crève. C'était mon anniversaire le mois dernier ; elle m'a acheté une
DS, la console portable de Nintendo, avec le jeu Zelda. Zelda est un jeu très chouette auquel j'avais beaucoup aimé jouer dans ses versions précédentes ; malheureusement, sur DS, il est
nul. Il faut savoir que la DS peut faire plein de trucs : elle a des capteurs pour le souffle (on doit parfois souffler pour enlever de la poussière virtuelle, pour faire avancer des bateaux...),
un micro intégré, et un stylet. Les vieux Zelda se jouaient avec les boutons de la console, comme il se doit ; le Zelda DS se joue lui avec ce stylet à la con. On bouge le stylet pour faire
avancer le personnage et on "double clique" pour lui faire donner des coups d'épée sur les ennemis. C'est nul ! Ah là là ! Quand je tue un ennemi j'ai l'impression de sélectionner et d'effacer un
mot dans un traitement de texte ; or ce n'est pas le genre de sensations que je recherche en jouant à un jeu vidéo.
Résultat, c'est Kiyomi et pas moi qui passe son temps à y jouer, pendant que je me livre à des activités plus nobles comme Facebook ou Youtube. J'ai complètement
arrêté de jouer à mon jeu de foot il y a trois semaines à peu près, depuis que j'ai cassé une manette de rage devant les tricheries répétées de l'ordinateur. Mais bon, il faut dire aussi que je
jouais avec le FC Metz...
Finissons sur une note colorée avec les Pipettes et leur chanson Because It's Not Love (But It's Still A
Feeling).
Par Ant
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Publié dans : antosaka
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