Mercredi 1 novembre 2006
C’est mercredi matin, soit dimanche matin pour moi, le matin de mon deuxième jour de repos. Hier je n’ai rien foutu ; aujourd’hui je ne sais pas encore si je vais foutre quelque chose ou pas - ça va dépendre de moi, ce qui me terrorise ; déjà je vais jouer au foot de 14:00 à 16:00, et ce malgré le rhume que j’ai encore chopé lundi ; ensuite quoi ? La semaine dernière, mes deux jours de repos avaient été bien remplis grâce à la journée à Kôbe et à la nouveauté du foot en salle, mais cette semaine ce n’est pas pareil. Il faut dire que je suis pris d’un certain sentiment d’insatisfaction ces derniers temps. Je fais un travail facile qui ne m’intéresse pas trop et qui ne sollicite aucune compétence particulière chez moi, et je le fais à un rythme irrégulier et peu naturel - avec des journées où je commence tôt pour finir tôt et d’autres où je commence tard pour finir tard. Dans ma tête je ressens donc le besoin de « faire des trucs » pendant mes jours de repos, et passer mes journées sur Internet comme j’ai tendance à le faire ne rentre pas dans la catégorie « faire des trucs ».
Alors, depuis plusieurs semaines je suis un cours particulier de japonais, une heure tous les lundis ; et je réfléchis à la possibilité de reprendre des cours d’allemand et des cours de guitare. C’est un peu crétin parce que je ne serais probablement jamais capable de parler allemand par ce biais de toute façon et que je suis nul à la guitare un point c’est tout, cours ou pas cours, mais si au moins ça me donne l’impression de faire quelque chose de mon temps c’est déjà pas mal. Cependant le mieux pour moi serait sans doute d’atteindre à la vraie sagesse et de savoir me contenter de ce que j’ai, mais bon ça on en reparlera dans vingt ans.

À part réfléchir à ce genre de conneries, j’écoute de la musique. Je me suis acheté il y a deux semaines déjà Hunky Dory de David Bowie, Loco Live des Ramones et un best-of de Dinosaur Jr (qui vont venir à Paris ouvrir pour Sonic Youth… aaaaaarrgh.…). J’ai aussi téléchargé des fichiers qui prétendaient être des concerts de Bob Dylan, pour finalement se révéler être… des pornos italiens. Je lis aussi des livres : A Diplomat in Japan, les mémoires de (Sir) Ernest Satow, un Anglais qui a travaillé au côté des diplomates et militaires anglais comme interprète dans le Japon de la fin du XIXe siècle, et parallèlement à ça un roman de Ogawa Yôko publié en français sous le titre La Formule préférée du professeur. Je lis ce dernier en japonais et j’avance très lentement, mais c’est sans aucun doute très utile pour progresser… Donc je ne perds peut-être pas tant mon temps que ça… Enfin bon. Plus de nouvelles plus tard.

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Jeudi 26 octobre 2006
Il est 9:32, je viens de me lever. C’est une belle journée et je ne retourne au travail, après mon week-end de deux jours, qu’à 18:40. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire ?

Ces deux jours, auxquels il faut ajouter lundi (où je n’ai travaillé qu’à partir de 18:40 également), ont été bien remplis. J’ai d’abord passé l’après-midi du lundi avec Pierre d’Avignon. On s’est baladé à Den Den Town, quartier connu pour ses magasins d’électronique et de matériel pornographique divers, et c’était bien agréable malgré la pluie qui n’a pas cessé de tomber.
Le mardi, je suis allé avec des camarades à Kôbe. Le trajet depuis Ôsaka prend moins d’une demi-heure et coûte seulement 310 ¥ ; l’idéal aurait été une visite avec Kiyomi, qui n’y est jamais allée, mais d’ici à ce que nos vacances coïncident… La ville est située presque à flanc de colline, de l’autre côté de la baie d’Ôsaka ; elle est réputée comme étant l’une des villes les plus agréables du Japon et abrite une vaste communauté d’étrangers - ayant par ailleurs une longue histoire d’ouverture sur l’occident. Nous y avons passé l’après-midi, visitant le quartier chinois de Nankinmachi (plein de bouffe chinoise !!) et, après quelques détours, les anciennes maisons des Occidentaux, qui font un peu toc mais sont charmantes quand même si on est indulgent. À la nuit tombée mes camarades avaient faim et réfléchissaient à aller dans un restaurant de bœuf (de Kôbe, donc) ; moi j’ai préféré rentrer.
Hier mercredi, j’ai comme les semaines précédentes joué au foot, et je me suis encore plus que les semaines précédentes éclaté comme une bête. Car cette fois, il n’était pas question de parc Suminoe et de matchs à deux contre trois - mais bien d’un vrai terrain de futsal (football en salle, à cinq contre cinq), avec quatorze personnes, rassemblées en partie grâce à mes efforts et mes dons de leader naturel. Nous avions loué le terrain pour deux heures ; à 6000 ¥ de l’heure avec quatorze gugusses, ça nous a fait un prix ridicule de 900 ¥ par gugusse !! Et ce pour un terrain avec des lignes, des buts, des ballons prêtés et des filets partout, histoire de ne pas avoir à courir comme un crétin à chaque passe ratée (et d**u sait s’il y en a eu).  Parmi les quatorze il y avait une bonne proportion de profs de NOBA (dont évidemment beaucoup d’Anglo-saxons ; Enzo et moi étant les seuls Latins dans ce monde de bourrins) et quelques Japonais, dont deux demoiselles. Les matchs duraient dix minutes, il y eut nombre d’actions de classe internationale, j’ai marqué un but splendide… La réservation est déjà prise pour la semaine prochaine.

Aujourd’hui mon projet majeur est d’aller me faire couper les cheveux ! Ça fait plusieurs semaines que je n’arrive plus à me coiffer le matin, donc certains commentaires familiaux récents ne sont pour rien dans ma décision. J’étais déjà très déterminé à y aller la semaine dernière… J’étais déterminé également lundi, avant-hier, hier… Aujourd’hui je le fais.


Magasin à Nankinmachi, avec les camarades devant



Une bien médiocre occupation de terrain de la part des chasubles rouges, qui devraient prendre des cours au FC Metz...
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Jeudi 19 octobre 2006

Internet à la maison. Après des semaines d’attente et de frustrations, Kiyomi et moi avons enfin et depuis quelques heures Internet à la maison. Je suis très, très content.

Pour avoir Internet à la maison il a fallu se battre. Sur les dernières semaines j’ai dû de toute façon me battre à de nombreuses reprises contre le Japon tout entier ; et mis à part un rhume qui m’a empêché de travailler lundi 16, j’ai (ou Kiyomi et moi avons) gagné à chaque fois.

Il y a d’abord eu un incident faisant encore baisser dans mon estime les agences immobilières japonaises. En bas de chez nous il y a un parking à vélo, commun à tout l’immeuble ; chaque soir en rentrant c’est le merdier pour garer son vélo, chacun cherchant à exploiter au maximum l’espace disponible, très réduit et encombré par ailleurs par plusieurs vieux vélos rouillés. Il y a une semaine, l’agence a décidé de résoudre le problème en enlevant, d’autorité et sans préavis, tous les vélos sur lesquels ne figurait pas un autocollant les identifiant comme appartenant à un résident de l’immeuble. Donc moi qui voulait aller me balader une demi-heure avant d’aller au boulot, je m’aperçois que mon vélo a disparu, l’agence expliquant dans une affiche accrochée dans le parking le jour même qu’elle garderait les vélos une semaine, avant d’en « disposer » (処分します). Les bâtards ! Je téléphone à l’agence et le gars me dit que cette histoire d’autocollant est stipulée dans le contrat, et que « de toutes façons votre femme est japonaise non ? », impliquant ainsi habilement que c’était de notre faute (j’ai regardé le contrat rapidement et je lui laisse le bénéfice du doute). Il me dit aussi que si je veux mon vélo, il faut venir le chercher à Kishinosato, soit à l’autre bout de la ville, ce qui est un peu énervant. Je raccroche en me promettant de lui arracher les yeux quand je le verrai ; mais il me rappelle le lendemain à 9:00, me réveillant, pour me dire qu’il va finalement passer en camionnette et que je n’ai pas besoin de me déplacer. Je descend à 10:00 et mon vélo est là. Je considère cela comme une victoire.

Il y a ensuite, donc, Internet à la maison. Au Japon, l’entreprise de téléphonie mobile (semi- ?) publique s’appelle NTT ; c’est eux qui font les travaux nécessaires pour l‘ouverture d’une ligne, tandis que d’autres boîtes jouent le rôle de fournisseurs d’accès, en tout cas c’est ce que j’ai compris ; bon. Pour obtenir de NTT un rendez-vous pour ouvrir une ligne il nous a fallu attendre des mois. Quand le technicien est finalement venu, il n’est resté que cinq minutes environ, le temps de dire qu’une clé quelconque était nécessaire pour faire les travaux dans notre immeuble et qu’il ne l’avait pas. Énervant. On obtient un autre rendez-vous pour la semaine suivante, alors que NTT voulait d’abord nous en redonner un un mois plus tard. Un autre technicien vient, même diagnostic : il faut une clé, il n’a pas la clé. Je lui dis qu’un gars était déjà venu, qu’il y avait eu le même problème et que qu’est-ce que c’était que ce bordel, mais ce n’était pas de sa faute ; sur sa feuille d’instructions il y avait écrit en toutes lettres « Pas de clé nécessaire ». Je rappelle NTT, leur dit que leur entreprise est nulle et qu’ils sont incapables d’assurer le transfert des informations entre leurs différents services, et ils se répandent en excuses… Nouveau rendez-vous pour aujourd’hui, une semaine jour pour jour après ; le gars vient avec sa clé (c’est le premier truc que je lui demande) et fait son travail, j’installe le programme dans mon ordi (qui ne sait pas lire les caractères japonais mais j’y arrive quand même), et voilà. Un succès éclatant.

Enfin, il y a l’histoire de l’hôpital d’Abiko et du rhume de Kiyomi. Kiyomi chope un rhume il y a deux semaines ; elle va à l’hôpital comme il est de mise au Japon, un médecin la garde deux minutes le temps de lui dire « c’est un petit rhume » et de lui filer des médicaments pour quatre jours. Au bout de quatre jours le rhume de Kiyomi ne s’est guère amélioré ; d’autant qu’un de ses élèves lui a donné un coup de pied dans les côtes, ce qui lui cause des douleurs au côté droit à chaque fois qu’elle tousse… Elle décide alors, profitant d’un jour de congé, d’aller faire une radio pour vérifier qu’elle n’a pas un os fendu, et se dirige, échaudée par l’hôpital d’Abiko, vers une petite clinique du coin. Qui ne dispose hélas pas du matériel adéquat et la renvoie vers Abiko. Tant pis, elle y va et voit une médecin qui lui dit en substance « Je peux vous faire la radio, mais comme je ne suis pas spécialiste je vais peut-être me tromper » ; Kiyomi lui dit alors qu’elle préfère laisser tomber, repasse à l’accueil et se voit demander 900 ¥, soit 6 € - pour avoir écouté un aveu d’incompétence ! Sonnée elle paie et part. Quand elle me raconte ça le soir je suis ravi parce que je me dis que je vais pouvoir faire du scandale ; je lui dis qu’il faut qu’on aille se plaindre et les emmerder jusqu’à ce qu’ils nous remboursent. Pendant trente minutes, devant les autres patients, on parle très vivement avec un agent de sécurité placide qui nous demande tout en s’excusant de bien vouloir attendre demain, le temps que son chef nous recontacte ; par ailleurs, à notre arrivée, la demoiselle de l’accueil qui avait servi Kiyomi et lui avait fait payer les 900 ¥ s’était enfuie, et la médecin qu’on a réussi à choper nous a sorti toutes les déclinaisons possibles de « Ce n’est pas de ma responsabilité, allez vous faire voir ». On part en jurant de laver ça dans le sang. Le lendemain est mon jour de repos ; vers 14:00, alors que je suis sur le point de retourner à l’hôpital, un monsieur très poli m’appelle et me demande en s’excusant si je veux bien lui accorder un peu de mon temps en passant à Abiko. Je lui dis oui et pendant vingt bonnes minutes, lui (qui se présente comme 課長, « sous-directeur » ?) et un comptable vont me parler comme à un gars censé qui comprend le japonais, ce qui fait plaisir, et me dire qu’il n’y avait pas eu de volonté de nous voler, que c’était la règle de faire payer 900 ¥ pour une consultation, que les week-end il y avait des docteurs à temps partiels qui travaillaient, que l’erreur venait peut-être de l’autre clinique qui avait mal expliqué, etc., etc., à quoi je réponds calmement que d’accord pour les 900 ¥ par consultation mais que là il n’y avait pas eu de consultation du tout, que l’erreur venait d’Abiko qui n’avait pas su dire qu’ils n’étaient pas en mesure de faire la radio en l’absence du spécialiste, qu’on avait le sentiment que Kiyomi avait été traitée lors de ses deux visites plus en cliente qu’en patiente, et qu’on voulait nos sous. Et ils nous les ont rendus le lendemain, ce qui constitue une immense victoire pour la Justice. Moi 3 (vélo, Internet, Abiko), le Japon 1 (mon rhume).

Par ailleurs, j’ai fait une demande de changement d’emploi du temps, en attendant une éventuelle demande de changement de contrat. Et hélas, Kiyomi a échoué au concours de fonctionnaire. Elle réfléchit à le repasser l’an prochain à Ôsaka, ou à Kyôto, ou à Nankin…

Par Ant - Publié dans : antosaka
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Jeudi 28 septembre 2006

Hier mes camarades à grosses fesses et moi sommes allés faire une randonnée dans la montagne japonaise. Nous étions cinq bourrins : Tim et Alex les deux Américains, Jim l’Anglais et Enzo qui vient d’un pays dont je tairai le nom. Malgré une organisation défaillante notamment au niveau de la gestion du temps, ça a été une très bonne journée. Nous sommes partis d’Ôsaka vers 9:00 direction Kyôto, où nous avons fait une correspondance pour la gare d’Ômitakashima, où nous avons cette fois pris un bus, ce qui nous a fait commencer à marcher vers 12:30 - soit trop tard pour une balade censée prendre, d’après le guide de Tim, six à sept heures. Le prétexte de la balade était une série de cascades dans la gorge de Yatsubuchi, et l’ascension de trois pics, censée offrir de belles vues sur le lac Biwa, le plus grand lac du pays. Le chemin s’enfonçait dès les premiers pas dans la forêt, et suivait la rivière qui avait creusé la gorge après cinq cent mètres environ. Les arbres étaient très beaux, la vie animale très gaie (grenouilles, serpents, araignées énormes, plus les ours potentiels). Tim, Alex et moi avions conscience du peu de temps dont nous disposions avant le coucher du soleil et marchions vite, tandis que Jim et Enzo traînaient à prendre des photos. Nous avons quand même fini par arriver à la première cascade, impressionnante, qu’il fallait passer en s’agrippant aux rochers, à des cordes, à des chaînes, voire à des arceaux de montagnard, avec même une vieille échelle branlante en bouquet final. J’avais le cœur qui battait une fois en haut… Il y avait d’autres passages du même ordre plus loin, dont une descente en quasi-rappel sur une paroi rocheuse de cinq mètres - les cascades ayant en plus pour caractéristique de rendre glissants les rochers alentour. Enzo continuait à traîner et à prendre des chemins alternatifs, ce qui lui a donné l’occasion de tomber à l’eau ; mais le moral était bon. C’est une fois les cascades passées et l’ascension du premier pic accomplie, soit à peu près à mi-parcours, que nous avons pris conscience du fait qu’on n’arriverait vraisemblablement pas à rentrer à la gare avant le coucher du soleil. Suivant les recommandations du guide nous avons donc décidé, tout en nous félicitant intérieurement de notre sens des responsabilités, de redescendre par le téléphérique censé partir du sommet. Alors nous sommes partis à sa recherche ; après cinq minutes nous avons trouvé un panneau indiquant les cascades à droite, soit dans la direction dont nous venions, et rien qu’une flèche « < » à gauche, avec de la peinture brune là où il y aurait dû y avoir des caractères ; et en m’approchant j’ai vu qu’on pouvait lire ロープウエー (« téléphérique ») sous la peinture… Heureusement qu’il y avait des ouvriers à proximité et que je cause japonais ; ils nous ont indiqué un autre chemin de retour que celui que nous étions censés prendre sur la fin de la randonnée, ce qui nous a permis, après une descente super casse-gueule, d’arriver à la gare de Hira juste à la tombée de la nuit. Aujourd’hui j’ai des courbatures partout, mais de toute façon je ne travaille pas avant 18:40, et ça ne m’empêche pas d’être prêt à recommencer demain ! 

À part ça, Kiyomi et moi nous sommes joints à toute notre bande de copains anglophones de NOBA pour dire au revoir à Kate, une belle Anglaise qui part pour Kyûshû et dont la gentillesse et la joie de vivre seront deeply missed. Nous espérons tous les deux la revoir à l’occasion d’une visite future chez les parents de Kiyomi…

Et puis lundi, j’ai enfin pu revoir mon camarade Pierre de l’INALCO, arrivé depuis trois semaines de son Avignon natal mais avec lequel un rendez-vous n’avait pas encore pu être mis en place. On s’est baladé de Nanba à Umeda en racontant des conneries, et à Umeda nous avons retrouvé sa copine Akie. Après, hélas, il a fallu aller bosser - comme aujourd’hui.

 

 Les trois mousquetaires : Jim, Alex, Tim et Enzo

 

 

 

 

C’est tout droit

 

 

 

Vue sur le lac Biwa, juste avant la descente

 

 

 

Par Ant - Publié dans : antosaka
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Jeudi 21 septembre 2006

De retour dans un café Internet pour une mise à jour du blog. Tout se passe toujours bien pour Kiyomi et moi ; il y a même du progrès puisque la demoiselle a trouvé du travail, en tant que professeur de dessin, dans un collège pour gamins handicapés, ce qu’elle souhaitait particulièrement. Son contrat, renouvelable, coure jusqu’en décembre, c’est-à-dire pour la durée du second trimestre japonais… en attendant, début octobre, la publication des résultats du concours de fonctionnaire.

Le fait qu’on travaille tous les deux a cependant pour conséquence de limiter fortement le temps qu’on peut passer ensemble, puisque ses jours de repos sont le samedi et le dimanche et les miens le mardi et le mercredi. Comme elle commence aujourd’hui jeudi 2, il nous fallait profiter de nos derniers jours de repos communs avant longtemps ; le beau temps nous a heureusement permis d’aller à Nara et de nous balader dans Ôsaka à vélo.

J’espère maintenant pouvoir changer rapidement de contrat. NOBA fonctionne avec des contrats à 37, 34 et 32 heures par semaine ; je suis pour l’instant en 34 et sur le point de sortir de ma période d’essai de deux mois - ce qui va me permettre diverses choses, notamment de faire des demandes sur le type de contrat ou sur mon emploi du temps et de faire des swaps, c’est-à-dire des échanges d’emploi du temps avec un collègue (genre mon camarade Robert P. qui ne travaille pas le samedi fait mon samedi à ma place, me laissant libre ce jour-là, et en échange je lui fais son mardi). Et il se trouve que le contrat de 32 heures me semble paré de tous les atours. Avec 32 heures par semaines, je me retrouverais avec quatre jours de travail plein par semaine et trois  jours de repos (je devrais alors bien réussir à en coller un sur le week-end...), au lieu de trois jours pleins, deux demi-journées de merde et deux jours de repos. Ce serait, comment dire ?… beaucoup mieux.

Le truc rigolo, c’est que c’est par mes collègues que j’ai entendu parler du contrat 32 heures ; ni le recruteur à Paris, ni mes trainers ne m’en avaient dit quoi que ce soit. Reste maintenant à savoir si NOBA va accéder à ma demande aussi facilement, sachant qu’ils choisissent avant tout en fonction de leurs propres besoins et que ma demande est complexe puisqu’elle porte à la fois sur un changement de contrat et une requête spécifique d’emploi du temps. On m’a dit que ça peut être refusé tout net, ou prendre des mois et des mois, mais que faire sinon tenter le coup...

Voici par ailleurs quelques photos de l'appart :

La vue depuis le balcon : un parc, des mansions, un Family Mart

Le salon-chambre à coucher, seule pièce meublée de l'appart pour l'instant

Deux types très rigolos et Kiyomi, qui n'est pas mal non plus dans son genre

Par Ant - Publié dans : antosaka
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