Chouette fête entre jeunes mardi soir chez mes camarades Tim et Jim, pour leur pendaison de crémaillère. À cette occasion a été annoncée la chose suivante :
Kiyomi et moi allons nous marier le 28 juillet.
Nous avons décidé cela il y a un mois et demi à peu près. Le mariage aura lieu à Kumamoto, la ville natale de Kiyomi. Il y aura une cérémonie à la japonaise, dans un sanctuaire, suivie d'un repas. Comme vous pouvez vous en douter il reste encore beaucoup de détails de toutes sortes à régler, mais ça y est : on est lancés !
Par Ant
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Hier Kiyomi et moi sommes allés à notre premier concert depuis notre arrivée à Ôsaka, soit notre premier concert depuis six mois - une période extrêmement longue. L'objet de nos attentions était le groupe Deerhoof, un groupe fabuleux et peut-être même le meilleur groupe du monde d'ailleurs. Trois personnes : une chanteuse/bassiste japonaise, un guitariste et un batteur américains, pour une musique indescriptible plus ou moins écoutable sur album mais fabuleuse en concert, pleine de bruit blanc comme on l'aime, grâce notamment au talent du batteur Greg Saunier. Il est difficile de ne pas passer son temps à le regarder tant il se démène. C'est le seul batteur que je connaisse dont on a l'impression que la tête va se détacher. Il joue avec un tas de baguettes à ses pieds car il a tendance à taper tellement fort qu'elles lui échappent des mains (une a volé dans la foule...). Et il a fini le concert en sang, s'étant mystérieusement ouvert le front ; lors du dernier morceau s'est mis à couler entre ses yeux un esthétique filet rouge, qu'il essuyait régulièrement d'abord avec son bras (s'en mettant ainsi partout), puis avec une serviette qui devint donc toute rouge elle aussi. Rock'n'roll ! La chanteuse/bassiste Satomi Matsuzaki est elle aussi spéciale. Son jeu de basse est banal, mais elle chante d'une façon unique : voix haut perchée et mélodies très simples, qui viennent en contrepoint de la guitare saccadée de John Dieterich et de la batterie folle. John Dieterich qui, par ailleurs, ressemble à mon camarade Pascal du Luxembourg. Ce n'est certes pas de la musique comme on a l'habitude d’en entendre à la radio, mais le qualificatif de groupe expérimental serait complètement à côté de la plaque. Chez Deerhoof il y a des chansons et de la mélodie, et aucune (ou presque aucune) volonté de complexité pour la complexité.
La première partie était assurée par le groupe japonais OOIOO, dont la guitariste Yoshimi est aussi connue en tant que membre des Boredoms. C'était trop long, et pour le coup opaque pour le plaisir d'être opaque.
J'avais oublié que j'adorais les concerts, et Kiyomi, qui aime ça peut-être encore plus que moi, était ravie elle aussi. Si les places veulent bien se laisser acheter, on a maintenant l'intention de se précipiter à un concert de Calexico la semaine prochaine, puis peut-être à un autre de Yo La Tengo en février, puis et là je ne voudrais rater ça pour rien au monde de Sonic Youth en avril. Grâce à tous ces groupes américains, Ôsaka, dont je dirai prochainement du mal, remonte dans mon estime.
Liens externes
Deerhoof - +81 - extrait du dernier album.
Le batteur fou
Vidéos diverses
À part ça je n'ai toujours pas raconté la deuxième partie de nos vacances d'hiver, à Kumamoto chez les parents de Kiyomi. On y a passé six jours pendant lesquels on a célébré le nouvel an et rendu visite à la famille du père, dans la campagne près de Kagoshima (on y a passé une nuit), ainsi qu'à la famille de la mère à une demi-heure de Kumamoto. J'ai rencontré beaucoup de gens, tous très gentils avec moi (les dames m'ayant pour ainsi dire toutes trouvé « mignon »), ce qui était un peu fatigant par moments car ils parlaient tous en dialecte de Kyûshû... Mais ça aussi c’était intéressant bien sûr. Sinon Kiyomi et moi nous sommes baladés, avons rencontré ses amies, sommes allés au onsen, etc. ; une façon idéale de finir ses vacances.
→ Album photo dans la colonne de droite...
Par Ant
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